09.02.2008
Sarkozy Martinon : la machine à broyer est en marche !
Nicolas Sarkozy connaît depuis plusieurs semaines des vagues de grosses tempêtes.
Son mariage, son non-mariagee, son SMS, son non-SMS, cela c’est pour le plan personnel.
Sur le plan politique, sa majorité présidentielle lui mène la vie dure : haro sur le rapport Attali et la dernière vague qui allie la politique et l’amitié personnelle : Martinon.
Dès l’annonce par Nicolas Sarkozy de son souhait de voir désigné comme son successeur, le porte-parole du gouvernement David Martinon, les flèches ont volé bas.
Au sein de la majorité présidentielle et à Neuilly.
A la fin du week-end, le choix sera fait de maintien ou non de Martinon car un sondage le donnerait perdant.
Au-delà de ce problème Martinon, il y a le phénomène habituel de haïr ce qui a été apprécié chez un homme politique.
Où était le temps où les journalistes encensés le candidat, puis président Sarkozy ?
Il était encensé, à propos de tout – aujourd’hui, il est broyé à propos de tout.
On admirait sa nouvelle gouvernance, en parlant de sa vie privée, en divorçant alors qu’il était élu, donnant ainsi une image de clarté plutôt que de jouer « le couple marié » pour sauver les apparences.
Aujourd’hui, tout cela lui est renvoyé à la figure.
Nicolas Sarkozy, en jouant avec les médias, a certainement été imprudent et maladroit.
On ne pactise pas avec les médias, la machine à broyer est en route.
Avec la défaite annoncée aux municipales, la machine n’est pas là de s’arrêter !
Il lui faudra revoir entièrement sa communication et ses rapports avec la presse – entrer dans une espèce de « mitterrandien journalistique. »
JPG.
21:29 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, martinon, municipales
François Bayrou et le Modem : « je t’aime, moi non plus » ?
Ce matin, François Bayrou était l’invité de France Info.
De toute évidence, il était agacé : agacé par la question sur son état de santé, très agacé par les questions sur les mouvements incessants des adhérents et candidats au sein du Modem.
Un blog modémiste annonce que les inscriptions seraient à environ 62.000 adhérents.
C’est énorme, pour un parti qui a quelques semaines d’existence sur le plan juridique et 9 mois sur le plan politique.
En période électorale, quel que soit le parti, les adhérents sont toujours nerveux car ils ne partagent pas nécessairement les décisions des états majors parisiens qui sont parfois obligés de se plier à des marchandages ou des accords nationaux tacites.
Martinon à l’UMP est en train d’en payer les pots cassés. Imposé par Paris, au plus haut rang de l’Etat, il ne semble pas convaincre ses électeurs et ses « partisans ».
Le problème au Modem, les dissensions sont non seulement publiques mais entraînent des « listes sauvages » aux municipales.
Le cas de Lyon est certainement le plus grave. Comment une ville de sensibilité centriste comme Lyon peut être laissée à l’abandon des guerres locales !
François Bayrou de toute évidence a du mal à gérer ses troupes locales.
La vraie question est de savoir si c’est à lui de gérer et de s’exposer dans ces conflits locaux.
Il est ex-candidat à la présidence de la république avec un score de 20%, il aimait à le rappeler ce matin.
Il est président du Modem et il est candidat à Pau.
Ne devrait-il pas se consacrer uniquement à sa campagne électorale paloise ? Les sondages le donnent gagnant d’une courte tête : s’il perdait les élections à Pau son crédit d’homme politique national serai gravement atteint (exemple Juppé à Bordeaux !) ?
Seulement au Modem, les deux principaux responsables : Bayrou et de Sarnez sont très impliqués dans leurs campagnes électorales. A Paris si le Modem faisait un mauvais score alors que François Bayrou a fait un excellent score, son image serait encore atteinte.
Alors les Français et un bon nombre de membres du Modem ont le sentiment qu’il existe une espèce de dichotomie entre François Bayrou et le Modem.
Les Français dans les sondages lui font confiance pour un rôle national.
En fait, François Bayrou apparaît apte à gouverner la France ( Ségolène Royal voyait en lui un excellent premier ministre) mais peu apte à diriger le Modem.
Pour être franc, il faut attendre que le Modem se « décante », que les adhérents se « stabilisent » car il est toujours difficile de gérer un nouveau parti composé d’hommes et de femmes d’origines sociales, politiques, culturelles si différentes.
Quand le Modem sera plus homogène, François Bayrou pourra reprendre les choses en main : en attendant les sondages donnent 7% au Modem aux municipales soit le score habituel voire historique de l’UDF (environ 6%), c’est decevant !
JPG.
18:40 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, modem, municipales, lyon










