28.02.2008
Fraudes fiscales et banques.
Une nouvelle fois les banques offshores sont mises en cause dans le cadre de fraudes fiscales, au niveau européen.
Qui faut-il condamner, sur le plan moral, les banques ou les faiblesses et insuffisances des administrations fiscales ?
Chez les avocats pénalistes, il était une mode, lorsqu’un avocat plaidait pour un voleur, d’argumenter sa plaidoirie, sur le fait qu’il n’y avait pas de voleur sans receleur.
Le problème des « banques opaques » se pose dans le cadre du blanchiment d’argent de la drogue, de commissions occultes etc.
Aujourd’hui, une liste (il faut se méfier des listings !) démontrerait que 200 français auraient utilisé les services des banques pour masquer leurs fraudes fiscales.
Le français moyen, qui est salarié, dispose maintenant d’une déclaration fiscale pré remplie où il doit juste vérifier qu’une erreur n’a pas été commise et a indiquer au fisc les déductions diverses (dons, chèques emploi-service etc.) dont il peut bénéficier.
Si l’on prend l’exemple du patron de la Deutsche Post (présumé innocent comme tout un chacun), si il a utilisé les services d’une banque au Liechtenstein, c’est qu’au sein de ses fonctions il a commis des opérations frauduleuses ?
Son activité principale fait l’objet d’une rémunération déclarée aux services fiscaux. L’agent sale qu’il aurait caché dans cette banque démontre qu’il n’y a pas de contrôles au sein de sa propre entreprise et que les services fiscaux ont été incapables de déceler ses éventuels agissements frauduleux.
Je ne suis pas un partisan des banques « opaques » mais comme contribuable, je pense que les administrations fiscales d’Europe devraient être plus vigilantes et devraient unir leurs efforts pour déceler les fraudes.
Ces listes de contribuables fraudeurs achetées par les services secrets allemands auront quelle valeur devant les juridictions répressives des différents pays européens ?
La véritable question, l’Europe a-t-elle mis en œuvre une politique (et les moyens nécessaires pour mettre en œuvre cette politique) de lutte contre la fraude fiscale ?
Ce point paraît prioritaire, à la lutte contre les banques « fantômes » qui trouveront toujours des dictatures pour les accueillir et créer des filiales de filiales.
JPG.
11:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : fraudes fiscales, banques, lagarde, administration fiscale










